Maciej Pikulski est interviewé par Thierry Geffrotin
A propos du concert de lancement du 16 décembre 2007 à l’église de Billiers.
« FAIRE VOYAGER LE PUBLIC »
Pourquoi avoir choisi Beethoven, Chopin, Liszt et Rachmaninov pour ce concert ? En quoi ce festival naissant se veut-il différent des autres ? Le public doit-il être proche ou loin ? A toutes ces questions Maciej Pikulski a bien voulu répondre.
Une autre manière de nous faire entrer dans son art et dans sa vie.
« Les harmonies », un nouveau festival, un de plus ?
Pas du tout. Ce festival est original car il va montrer la musique classique sous un autre jour. Il fait appel à l’imagination grâce à l’association de la musique et de l’image. Notre but est de faire voyager le public. C’est un voyage imaginaire. La sonate « Clair de lune » et « Après une lecture de Dante » se prêtent à la rêverie. La ballade n°4 est l’une des plus belles compositions poétiques de Chopin. Et l’esprit expérimental qui nous anime sera bien présent dans Rachmaninov avec les projections multimédia d’Armelle Hiance.
C’est un programme riche que vous avez choisi pour ce récital. Trop riche non ?
Ce programme est à l’image du festival dont le coup d’envoi sera donné en mai prochain, pendant le week-end de la Pentecôte. D’emblée nous affichons le sérieux de notre projet. J’aime reprendre à mon compte ce que dit le baryton José van Dam : le public il faut un peu l’éduquer et un peu lui faire plaisir.
Le public vous l’aimez proche ou loin de vous pendant que vous jouez ?
J’aime beaucoup que le public soit proche de moi. Je peux avoir un jeu puissant et orchestral et je me sens bien dans les grandes salles pour les grands concertos avec orchestre ; mais j’aime aussi beaucoup la proximité. Ça me fait penser à Chopin et Liszt qui jouaient dans les salons. Lorsqu’on joue, il y a des ondes qui se dégagent, une espèce d’émotion du musicien lui-même, pas uniquement de la musique. Et tout cela se perd au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’artiste.
*Thierry Geffrotin, journaliste, rédacteur en chef à Europe 1, propose aux auditeurs d’Europe 1 une chronique de musique classique chaque dimanche : Il cultive avec soin son jardin musical. Claveciniste et organiste, il joue pour son plaisir et pour celui du public à l’occasion de concerts.









Bravo pour le nouveau festival. Dommage que ce soit si loin de
Paris. Serons en pensée avec vous.
Elis. de L